Belle endormie

A toi très chère endormie, abandonnée en tes rêves
Où t’emportent-ils ? Au delà des immenses grèves
Îles lointaines où le corsaire se sent libre capitaine
Il t’emporterait à travers l’outremer, en souveraine
Ou songes-tu à cette indépendance de la torpeur
Plus rien ne compte, ni le quotidien, ni les heures
Oubli des chaînes du labeur, tes indicibles peurs

Continuelles batailles face aux existentiels heurts
Te rappelle-tu le souvenir d’un amant incandescent
Faisant de vos nuits des rendez-vous flamboyants
Ta couche est le sentier de votre douce indécence
Marquée par l’effervescence de vos audacieux sens
Repose-toi, divine ensommeillée au cœur vagabond
Laisse-moi deviner tes voyages en mon esprit fécond

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