La tirade de Nantes

Ah ! Non ! C’est un peu énorme, monsieur le Premier Ministre
On pouvais espérer des progrès moins sinistres
En modulant la terre, vous l’envenimez
Agressif : « moi, monsieur si j’avais un tel projet
Il faudrait de ma tête exploser cette idée. »
Amical : « mais il doit tant vous préoccuper
Oubliez- le, votre existence sera plus sereine. »
Descriptif : «  c’est une horreur malsaine
Que dis-je, c’est une catastrophe pour l’agriculture. »
Curieux : « A quoi va servir de briser la nature
D’expulser la plèbe, d’ignorer sa judicieuse colère ? »
Gracieux : « êtes-vous à ce point sans bonne conseillère
Pour négliger les chants des doux vanneaux huppés ? »
Truculent : « ça, monsieur lorsque vous vous décidé
L’électorat s’enfuit en révoltes et fumées. »
Prévenant : « prenez garde au peuple révolté
Par le poids de votre ego de vous faire entraîner. »
Tendre : «  laissez aux destructeurs mondialisés
Le plaisir de saccager, ne devenez pas impopulaire. »
Dramatique : « sortez de ce désir crépusculaire ! »
Respectueux : « vous vous êtes hissé au plus proche du trône
Écoutez ces voix s’élevant, sans devenir atone. »
Voilà ce à quoi vous devriez assurément réfléchir
Au lieu à cet aéroport de vouloir à tout prix tenir.
Si vous avez un peu de considération
Et qu’enfin vous vouliez respecter notre opinion