J’en ai fini …

J’en ai fini d’en oublier mes passions
Et de me perdre en de doctes notions
J’en ai fini d’oublier mes douze ans
Les arbres si hauts devenant mes géants
J’en ai fini de m’accorder à des violons
Qui sonnent faux, couverts d’obligations

Préférant le lâcher prise, la douce brise
M’abandonnant au rythme d’une chanson
Glissant entre leurs oiseuses balises
Volontaire pour une odyssée en diapason

J’en ai fini des contes de demi-saison
Où le cœur s’abat devant la juste raison
J’en ai fini d’accepter sans contraintes
Les Narcisses en mâles d’étreintes
J’en ai fini des ces cinq à sept compromis
Laissant plus pâle qu’un sandwich de midi

Préférant le lâcher prise, la douce brise
M’abandonnant au rythme d’une chanson
Glissant entre leurs oiseuses balises
Volontaire pour une odyssée en diapason

J’en ai fini de devoir prouver ma maturité
Devant un Diafoirius en posture d’autorité
J’en ai fini d’être chiffrée, autopsiée
Avant même que mon heure ne soit sonnée
J’en ai fini de ce manque de courtoisie
De n’être qu’une pancarte accrochée à un lit

Préférant le lâcher prise, la douce brise
M’abandonnant au rythme d’une chanson
Glissant entre leurs oiseuses balises
Volontaire pour une odyssée en diapason

J’en ai fini de voir ces tartuffes comédiens
Métamorphoser en marchands de biens
J’en ai fini d’entendre parler de paix
Par des pouvoirs taisant leurs forfaits
J’en ai fini d’entendre pérorer les polémistes
Préférant le scoop et l’info conformistes

Préférant le lâcher prise, la douce brise
M’abandonnant au rythme d’une chanson
Glissant entre leurs oiseuses balises
Volontaire pour une odyssée en diapason