Flying to the moon

« Le 21 juillet 1969, la lune, en satellite tranquille, ignore que plus de 500 millions de regards l’observent. Des millions plus trois. Ces trois-là, Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins la regardent de très près, ils ont tourné autour d’elle, lui faisant une cour d’étoiles.
Ils sont accompagnés par un divin chaperon : Apollo.

A des millions de kilomètres, au cœur de Paris, une petite fille de cinq ans encore ensommeillée, se demande pourquoi sa mère l’a levée au milieu de la nuit noire d’encre. Pourquoi l’immense télévision est allumée, offrant ses images, en déclinaison du plus sombre au plus immaculé. Se lever tôt pendant les vacances, ce n’est pas drôle !
Elle se souvient que la veille, sa maman lui a longuement parlée de la lune et d’un événement exceptionnel, une surprise stellaire.

Elle ne sait pas que cette surprise est le résultat d’une guerre des étoiles entre les États-Unis et l’URSS. John Fitzgerald Kennedy veut démontrer la supériorité de son pays face à Nikita Kroutchev, Premier Secrétaire du parti communiste de l’Union Soviétique. Les américains avaient été devancés par le lancement de « Spoutnik », premier satellite et le vol dans l’espace de Youri Gagarine ainsi que sa réussite de la rotation complète de la Terre.
C’est un duel entre deux super puissances. Celui-ci dure depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et a pour nom la Guerre Froide. Montrer à la face des peuples du monde que le conflit s’étend jusqu’à l ‘espace sidéral.

Pourtant quand le module d’exploration lunaire, le LEM, nommé Eagle, se détache du poste de commandement Columbia, il ne se dirige pas vers un champs de bataille mais vers la mer de la tranquillité.
L’objectif officiel est :
De valider les techniques d’atterrissage,
D’évaluer les capacités humaines dans l’espace
Et de collecter des échantillons lunaires

Le premier pas de Neil Armstrong émerveille la petite fille, elle entend les mots : « C’est un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité.

Ce qu’elle ne sait pas c’est que plus tard, en se baladant sur la Lune, Neil Armstrong aurait dit à Houston : « Good luck, Mister Gorsky ».
Pourquoi ?
Ne voulant répondre pendant trente ans, Armstrong aurait fini par confier :
« Monsieur Gorsky est mort maintenant. Je vais pouvoir répondre à votre question : lorsque j’étais gosse, j’avais l’habitude de jouer au basket dans le jardin. Un jour, le ballon atterrit dans le jardin du voisin. Au moment où j’allais le ramasser, je suis passé devant la fenêtre de la chambre à coucher de M. et Mme Gorsky, nos voisins. Et là, j’ai pu entendre madame Gorsky qui disait à monsieur Gorsky : « Une gâterie ? Tu veux que je te fasse une gâterie ? Je t’en ferai une le jour où le gosse du voisin marchera sur la Lune ! » …