Lignes

Lui

L’homme, composition de méandres hasardeux
Ses doutes se créent en des paysages malheureux
N’écoutant que son désir, il en oublie les nôtres
Se jouant le plus souvent du sentiment de l’autre
Avançant et reculant, promettant puis refusant
Ce que l’être aimé peut lui procurer d’apaisant
Préférant l’aléatoire, la dispersion des humeurs
A l’ouragan calme des échanges de deux cœurs
Trop égocentrique pour se remettre en question
Du partage, il n’en a que de sommaires notions
Pourtant, certains sont de vrais marins de l’âme
Sentant que les compromis ne sont pas un drame
Sachant rimer une vie intellectuelle et sensuelle
Tisseurs du sort où l’harmonie n’est pas un duel

Elle

Ombre

Comme un petit coquelicot …

Un cœur en hiver

Inspiration

Libre

Enfant, j’ai cherché ma pensée à travers les vagues idées
Distribuées trop vite par les officiels se sentant autorisées
A éduquer les têtes brunes, blondes et rousses, manipulées
A coup de bien pensance, surtout vouloir ne pas se libérer
Du joug de la facilité, être sage, travailleur, ne pas s’égarer
Sur les chemins de traverse, oublier l’esprit railleur, acéré
Créant notre réelle liberté, j’ai jeté les canevas de la raison
N’en gardant qu’une frêle partie, créant mon propre blason
Respectant l’intelligence de l’autre, échanger, transgresser
Les égoïsmes obtus, vers le médiocre ne jamais s’abaisser
Route moins aisée à prendre, plus blessante, plus escarpée
A mi-course, je savoure au quotidien cette libre échappée

Maux dits

Tapi au fond de nous, les maux sont en sommeil
Attendant leur heure, ces bêtes nous surveillent
Guettant nos faiblesses aléatoires, nos fragilités
S’insinuant dans nos chairs, minant notre intimité
Captant nos cellules en réseau maléfique, pluriel
Chaque organe est jaugé comme hôte potentiel
Puis l’orage se déclenche, provoquant la douleur
Pour certains la vive résistance ou de longs pleurs
Solitaire est ce duel, le praticien n’est qu’un pilier
L’esprit doit être le plus fort, il ne peut se plier
Ou devenir alors l’ombre d’un innocent condamné
Tous nos matins en vie rejoignent la belle armée
De ceux qui nous porteront demain vers l’horizon
D’un avenir, celui nous offrant la sereine guérison