J’aime ma ville…

A l’aurore, quand peu à peu les lumières s’échangent, lampadaires contre fenêtres d’appartements. Il y a ce silence divinatoire d’un début de conte :

Il était une fois, les rues s’animent, les boulangers tendent leurs premiers croissants et baguettes fraîches, les phares des bus allument le macadam. Les pas pressés, rencontres entre les âmes partant travailler, d’autres rentrant après la promenade du chien ou d’une course contre elles-même.

Bouche de métro avalant les forçats du petit matin mais aussi des êtres aimant s’atteler à de nouvelles tâches (il y en a). Vision sociologique du suburbain, mélange des genres, démocratie du transport.

Toute la journée, la cité trépigne, vibre, conversations morcelées, immense puzzle jamais abouti. Flux et reflux intransigeants entre travaux, véhicules et humains déambulant. Commerce multiple, vitrines colorées et aguicheuses, petite vertu du mercantilisme.

Mais au centre de cette métropole adorée par des millions de visiteurs, existe un cœur secret, ruelles enchevêtrées du Marais ou de Montmartre. Marchés multicolores, exocentrés, voyage du goût et des couleurs. Traversée des continents sans visa ni contrôle douanier.

Pas de parisianisme dans mon tendre sentiment à ton égard, Tu n’es pas la plus désirable du monde mais tu as été et restes celle de mes plus belles histoires de vie, d’amour, d’enfant. Tu m’as accueilli, vu grandir mon être et mes enfants.

Une deuxième mère éternelle…