Matin

La ville s’éveille
D’un grand sommeil
Les petits matins calmes
Où traîne mon âme
Gourmandises achetées
Venant de l’âtre du boulanger
Les travailleurs du dimanche
Retroussent leurs manches
Couvrent leurs étals,
Sortent, déballent,
Mille et une marchandises
Nos sens aiguisent.
Prendre son petit café
Avant la ruée.
Pyramides de fruits et de légumes
Que nos sens hument
Viandes et poissons rangés
Comme de sages écoliers.
Gentillesses échangées
Courtoisie enchantée
Agressivité encore endormie
Par la fatigue tapie.

Nuit blanches pour les uns
Travail pour les autres
Sommeil chagrin
Ou labeur dès l’aube.
La ville emplie de multiples sons
La ville éteint ses lumignons.

C’est dimanche…