Teintes vagues

Fille de la Terre

La nature est fille de la liberté, elle découvre toujours une route
Entre les grilles des villes, les fêlures des murs, elle ne redoute
Ni le gel, ni l’ardeur de l’astre, du boréal aux confins du désert
Elle est emblème de l’espérance, son langage troublant et disert
Pas de vaines attaches, fidèle face aux saisons, vive âme éternelle
Douce comme l’herbe tendre sous nos corps tendrement alanguis

Sauvage comme la savane, abritant les derniers habitants libres
Obstinée tel le lichen dans les toundras glacées où le vent vibre
Seul l’Homme est son inconséquent destructeur, ravageur ultime
Occupant et s’attribuant des espaces nobles en squatteur illégitime
Comme un enfant redonnant son amour à son obligeante génitrice
Préservons-là ou nous serons avec elle détruis en un inutile sacrifice

Libérée

Là-bas enfin tu te reposes
Sous nulle terre, tu ne te disposes.
Lentement évanouie
Subitement partie.
Trop de questions posées
Pas de réponses à donner.

Fin d’été,
Tu t’es envolée
Au propre comme au figuré.

La terre était trop pesante,
La mort beaucoup trop présente.

Tu es une âme vive,
Multiple, généreuse, libre,
Des souvenirs, enchaînée,
Tu es devenue désenchantée
Rien ne te retenait plus
Tu étais enfin résolue
A … Partir